Le métronome des nos âmes, ils ont lu, ils ont dit

Dominique Lebel
Facebook – 7/09/2021 à 17h40

J’ai fini Le métronome de nos âmes, de Mélanie Talcott. Amah s’en va sur les traces de son frère Aedan, qui vient de mourir. Cette mort lui est insupportable et tous ceux qu’elle rencontrera semblent avoir été posés là pour adoucir sa peine. Ils sont les guides spirituels et très affectueux de ce drôle de voyage, qui la conduira du Mali jusqu’à Panchgani. Un voyage initiatique : « Aedan… C’est lui que tu cherches, mais c’est toi que tu trouveras ». Un périple en plusieurs étapes, ponctuées par les lettres d’Aedan, qui semble avoir tout prévu – « Bonheur Soeurette », écrit chaque fois le beau musicien. Un voyage à deux aussi, car Amah sera accompagnée par le très séduisant Ratan, son ami d’enfance.

Voilà pour la trame de cette histoire, qui peut à elle seule ranger le livre dans la lignée des grands écrits. Mais ce qui à mon sens est très particulier ici, c’est le traitement des personnages, tous extraordinaires au sens premier du terme. Car ils savent et dispensent leur savoir, les uns après les autres, sans hésitation. Ils connaissent la frontière entre le Bien et le Mal, la médecine qui soigne, le pouvoir des arts martiaux et celui de la bonne cuisine. Ils savent quelles épices ajouter, quel breuvage boire parce qu’à côté de lui le Limoncello ne vaut rien et comment se conduire, comment aimer. Ils savent ce qu’est une belle personne et comment on répare un violon, ils connaissent par cœur la Bella Donna du gondolier, ils ne se font pas avoir. Ce ne sont pas de vraies personnes, les vraies personnes – c’est-à-dire nous- naviguent à vue entre égoïsme et bienveillance et hésitent à mort dans leurs paroles. Elles balbutient, se méfient de leurs propres mots, ont tendance souvent à suivre ceux des foules. Eux plongent tête la première dans un discours qui leur appartient totalement et finalement, tout cela fait d’eux de vrais, d’authentiques personnages de romans.
Quant au sujet, comment vous dire ? Il est si romanesque et si beau que ce livre fait partie des histoires qu’on brûle d’envie de raconter jusqu’au bout, jusqu’à leur fin sublime – ce que je ne ferai pas et c’est bien dommage pour moi. Je terminerai donc par une dernière chose, assez remarquable : la qualité des descriptions – ces lignes courtes qui vous dessinent un paysage en quelques mots. C’est simple et beau : « Le brouillard se dissipe sous les rayons du soleil matinal. L’air est doux, presque printanier. Les arbres de Judée s’écrêtent de rose, teintant la vie d’une palpitation renouvelée et ténue. »

 

Aurore brennetod dans Magazine Des Auteurs Des livres : (court extrait) « Bref, je ne souhaite pas spoiler cette belle histoire alors je terminerai en précisant que c’est un roman bouleversant, qui ne laisse pas indifférent. Il ne faut donc pas passer à côté ! Tout ça sans oublier de préciser que la plume de l’auteure est très riche, ce qui fait de ce livre un bijou. »

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